Le Monde de Fanny

Ou mon univers et le monde du point de vue de ma lorgnette...

1 mois : déjà

Voilà tout est dans le  titre : un mois déjà que j’ai démarré cette mission en interne. Cette dernière phrase est très révélatrice.  Une “mission en interne”. Et bien non justement je ne suis plus en mission. Je n’ai plus de clients, les personnes que je croise tous les jours sont mes collègues. Et partant de ce principe cela change beaucoup de choses.

Déjà cela simplifie les relations : plus de notion de commercial, de facturation… Plus de “c’était pas compris dans le forfait” ou de “là il va y avoir dépassement” et encore moins “le mieux est de prendre une TMA à côté pour gérer tous ces imprévus”. L’autre point très agréable : votre supérieur direct n’est pas responsable de votre salaire, de votre évolution. Vous avez un RH pour cela. Et cela a un impact immédiat : votre relation avec votre supérieur est strictement une relation basée sur le travail, ce que vous avez à réaliser, ce que vous pouvez réaliser, où vous en êtes, où il peut vous aider… et adieu les arrières pensées concernant la variable du trimestre, les objectifs annuels…

La première chose que vous apprenez en interne est “vos actes ont des conséquences” et principalement sur vous.

En consulting, surtout de haut niveau, vous avez souvent des courtes missions où vous recommandez pleins de belles choses sans jamais vraiment savoir si cela sera mis en place ni de quelle manière. Et bien maintenant c’est un peu le système du boomerang : si celui-ci a été bien réalisé, il reviendra où vous l’avez souhaité, maitrisé, sans accrocs. S’il a été un peu baclé, ne serait-ce que sur un point, alors vous le verrez tôt ou tard et devrez faire avec les conséquences.

D’un point de vue travail c’est ce que j’ai appris. Personnellement cela me procure une joie infinie de penser qu’enfin mes actes ont des conséquences que je peux voir, mesurer et que je peux en bénéficier.

D’un point de vue relationnel, je m’en sors bien ayant eu des clients très “politiquement évolués”. Je dois tout de même admettre qu’il est parfois difficile de faire semblant tous les jours, et d’ailleurs ce n’est pas le but. Cependant, lorsque vous êtes en clientèle c’est très aisé de faire semblant d’aimer ceci, de ne pas aimer cela, ne serait-ce que pour vous intégrer socialement à un groupe. Mais en parallèle, j’avais mes collègues avec qui être entière, moi-même et sans arrière-pensées.

Et bien là mes collègues sont mes clients.

En tout cas c’est l’impression que j’en ai… c’est moche hein ?