Le Monde de Fanny

Ou mon univers et le monde du point de vue de ma lorgnette...

Le reporting est-il toujours le point faible des outils de Web Analytics ?

Il fut un temps où je m’interrogeais sur la possibilité pour les éditeurs de Web Analytics à pouvoir contenter tous les clients, quelques soient leurs profils avec une seule et même interface. Il est certain que leurs interfaces ne sont pas toujours évidentes à appréhender voir même à apprivoiser.

L’apogée d’Excel

Mais les éditeurs (malins comme ils sont) ont pensé à tout… D’abord des plugin (ou « add-in ») Excel : cela vous permet par une opération de magie très simple à reproduire chez vous d’intégrer des rapports de votre choix au sein d’Excel automatiquement, avec un refresh des données sous votre contrôle, et ainsi de pouvoir « bidouiller » vos données dans un environnement plus familier. Par contre il a des contraintes : telle version de Excel minimum, ou au contraire maximum, sinon c’est incompatible, non compatible Max OS…

Ensuite les éditeurs ont construits des API : maintenant, et sous certaines conditions, vous pouvez extraire de la donnée brute provenant de votre outil de Web Analytics. Fantastique !!! Sauf qu’il y a là aussi des contraintes : pas de données de la journée en cours, pas plus de XX lignes, fréquence d’appel à l’API limitée, API très onéreuse… Bref toujours un peu trop de blocages.

L’ère des rapports personnalisés

Et puis sont réellement sortis les « custom reports » : une interface d’aide à la construction des rapports tels que vous les souhaiteriez. Au fur et à mesure cela s’améliore : possibilité de créer ses propres mesures à partir des données collectées, possibilité de segmenter les données ou les dimensions, possibilité aussi de partager votre rapport avec un autre utilisateur… Mais vous avez tout de même toujours des contraintes : vous êtes dans un reporting préformaté (donc par définition vous ne pouvez pas faire que ce que vous voulez), les dimensions et les mesures ne sont pas toutes croisables (critères de cohérence des mesures par rapport aux dimensions soumises à l’appréciation de l’éditeur)…

Et surtout : vous restez toujours dans l’environnement de votre éditeur de Web Analytics. Il vous est donc toujours impossible (sauf moyennant une certaine somme) d’ajouter de la donnée de l’extérieur (de votre CRM, de votre gestion des stocks…). Et vous êtes toujours obligés de l’exporter dans Excel dès que vous souhaitez une modification graphique, ou ne serait-ce que le communiquer de manière accessible à tous vos collaborateurs.

Et demain ?

Aujourd’hui nos éditeurs de solution continuent à nous fournir des reporting de base, pré-configurés et statiques (quasiment une cinquantaine pour la plupart des éditeurs payants). Du coup, utilisateurs, fainéants que nous sommes, nous contentons de regarder ces reportings. Ce qui indirectement n’oblige en rien nos éditeurs à évoluer et ainsi de suite.

Imaginez maintenant que les éditeurs ne se concentrent que sur leur métier de base : collecter la donnée du web, en masse, et la rendre « propre ». Cela inclurait les phases de marquages, d’optimisation de celui-ci mais aussi pourquoi pas de correction à la volée de celui-ci. Et surtout cela concernerait toutes les plateformes possibles (web, mobiles, tablettes, réseaux sociaux, widgets…). Considérant les évolutions des volumétries du web ces dernières années et la multiplication des supports : ce n’est pas une mince affaire.

Cela impliquerait que des outils de reporting dédiés à cette tâche se « plug » ensuite sur les outils de Web Analytics et en restituent la donnée : des reportings définis un par un selon les besoins du client final, selon son profil et surtout uniquement des données pertinentes pour lui (contrairement à une dilution de cette donnée pertinente comme on peut l’avoir aujourd’hui). Ce serait certes surement plus long en implémentation initiale mais tellement plus efficace sur l’analyse quotidienne.

Il est à noter que plusieurs éditeurs de solution de reportings ont déjà entamé cette absorption de la donnée du Web Analytics : en créant par exemple des connecteurs à Google Analytics.

Oui mais alors ?

Et bien maintenant imaginez ce que vous feriez s’il n’y avait pas de reportings préconfigurés par défaut.

Alors ?