Je reprends l’écriture

Après une très longue absence, je vous l’accorde.

Vous retrouverez une bonne partie des articles que j’ai pu écrire par le passé au sein de blogs d’entreprise : Ysance et Hub’Sales. Vous m’excuserez si certains liens sont cassés, ou s’il manque des images : ces plateformes ont parfois été refondues, et il est difficile de retrouver l’historique après autant d’années :)

Voilà.

J’ai pour ma part évolué vous vous en doutez. Allons-y par étapes.

Tout d’abord j’ai arrêté le consulting : je suis passée en interne comme l’on dit. Je vais écrire mes articles et les publier avec quasiment un an de décalage. Sauf ceux non relatifs à mon travail ou trop en lien avec l’actualité, qui seront publiés en live.

Aujourd’hui je suis toujours Web Analyste. Pour la petite anecdote : le mois dernier une collaboratrice avec qui je travaillais en atelier de réflexion m’a demandé ce que je faisais « ici », avant de préciser qu’elle souhaitait savoir si j’étais mandaté par un cabinet ou réellement une personne faisant partie du groupe.

Je crois qu’il me reste encore beaucoup de traces de mes années de consulting. Mais je suis certaine à présent que ce trait de caractère ne me quittera pas et j’en suis maintenant très fière.

J’ai décidé de boycotter l’Euro 2012

Pour plein de raisons.

Non pas que je n’aime pas le foot, je trouve même cela passionnant. J’adore me prendre au jeu, défendre une équipe dont je connais à peine les noms des joueurs et y croire à fond, surjouer chaque décision de l’arbitre, être à fond dedans le temps d’un match… Quitte à avoir tout oublié deux heures après. Cela constitue des bonheurs illusoires et éphémères qui font du bien.

Mais là non. Je ne cautionne pas. Plus en tout cas.

Je ne cautionne pas ce geste de Nasri visant soit disant un journaliste de l’Équipe, mais au-delà pour moi la liberté de la presse.

Je ne cautionne pas ces joueurs qui portent le maillot de l’équipe de France sans être capable de parler le français courant correctement. Ou juste sans faute oralement audible (je ne leur demande pas de faire les dictées Pivot, ce n’est pas leur métier…).

Je ne leur demande pas non plus une dissertation sur le thème (au hasard :) ) du football en France et la morale associée, mais tout de même. Ils doivent avoir conscience qu’ils sont de bon gré ou de mal gré, des exemples voir des idoles pour beaucoup de français, et pas forcément que des jeunes enfants.

Assumez Messieurs.

Assumez votre statut, votre renommée et ce que cela engendre.

Je n’ose même pas évoquer les scandales sexuels (que ce soit l’affaire Zahia, ou récemment les viols en groupe) auxquels certains sont liés : certains hommes politiques passeraient pour des enfants de chœur à côté d’eux.

L’équipe de France se fiche de gagner ou non la coupe (hormis pour les primes de match) : ce qu’elle souhaite c’est qu’on parle d’elle et avoir du pouvoir sur les médias. Soit.

Équipe de France : je te boycotte.

Rappelle-toi une chose Équipe de France : tu es là pour servir un pays, une nation. Et non l’inverse. On m’a appris par le passé qu’il n’y a rien de pire que l’indifférence. Imaginez une Équipe de France sans supporters. Un stade avec une partie de ces gradins (la partie réservée pour eux) vide. Là ils comprendront que la seule chose qui amène au respect de l’autre est le respect.

Le geste de Nasri aura eu une réaction positive pour moi : il m’aura pousser à reprendre l’écriture. Mes chers lecteurs me revoilà.

 ps : au passage je vous conseille la visite du site officiel de Samir Nasri (n’oubliez pas de laisser le son allumé) http://samirnasri.fr/

Génération Y… (bilan des 9 mois)

Oui je fais partie de la génération Y, née entre 1980 et 2000, je n’ai pas vraiment connu la guerre ou alors sensiblement toujours dans les mêmes pays (c’est à dire pas dans mon pays), j’ai en revanche connu l’ADSL, le walkman, le baladeur CD, les « tamtam » (et déjà la notion de tribus), … Je ne suis pas née avec une souris dans la main (contrairement à la génération qui me suit) mais j’ai grandit avec le bruit du 56K, en ayant à peine aperçu le minitel, en connaissant l’époque où des sociétés en « oo » faisaient fortune et étaient tendance, appris à parler avec Princesse Sarah, puis évoluée avec Hélène et les garçons, pour aujourd’hui ne regarder que des séries américaines en streaming et n’avoir une télé que pour la console de jeu… Et je ne vous parle pas de l’évolution musicale ! :)

Et j’en ai donc certains stéréotypes : demander pourquoi je fais quelque chose à chaque fois que je le fais, juste pour être certaine de cautionner la voie dans laquelle on m’emmène, partir sur le principe que j’aurais plusieurs employeurs dans ma vie, que je n’aurai certainement pas de retraite même si je cotise … Mais fondamentalement je vis très bien avec : la société évolue !

En parallèle j’estime aussi que c’est en équipe que l’on réussi le mieux et de manière la plus pérenne (le concept de tous ensemble dans le même bateau), qu’à un moment il faut quand même se préoccuper de l’impact de notre passage sur Terre et de ce que cela implique pour les générations futures…

Bref une pure « Y ». Je conçois que ce n’est qu’une liste de concept assez approximatifs, pas forcément tous logiques entre eux et que pour une personne externe c’est délicat de tout comprendre.

Cette semaine j’ai eu un conflit générationnel avec un de mes supérieurs (de génération « X »). Il me demandait ce qu’il me fallait pour rester dans un job. Je lui ai répondu du tac-o-tac : faire travailler mon cerveau tous les jours, m’éclater dans mon job et si possible avoir un salaire digne de ce nom. Ce n’est pas de la reconnaissance, c’est de la considération. Et c’est là toute la différence.

Mais le problème de ma génération, en tout cas de moi, c’est de répondre du tac-o-tac sans que cela passe pour de l’arrogance. Bref je crois que c’est pas gagné, j’espère juste que ce n’est pas le début du « ça part en vrille »… #tobecontinued

 

 

 

Bon vent…

Voilà cela fait un peu plus de 6 mois : les choses commencent à prendre leur place officiellement.

Beaucoup de changement ont eu lieu dernièrement, et notamment le départ de collègues qui impactent forcément le moral, la charge de travail, la fatigue, l’impression d’être sous l’eau, en permanence… de courir après les info, après le temps, après les personnes, après tout et que les choses vous échappent mais qu’au final tout fini par sortir à peu près en temps et en heure. Et de plus en plus les choses rentrent dans l’ordre, sauf qu’il manque toujours des personnes et que quand vous vous retournez, la place est vide. Et que vous avez l’air con de vous marrer sur un gif animé en pensant que ça l’aurait aussi fait marrer.

Mais un départ c’est aussi et toujours une opportunité de construire autre chose, des portes qui s’ouvrent et il y a toujours du positif dans un départ. Que ce soit une possible promotion pour certain, la possibilité d’apprendre d’autres choses, ou tout simplement de souder des personnes de l’équipe de manière inébranlable.

http://youtu.be/B9PjBgWOkng

PS : Je ne le sais pas encore sur le coup, ni lors du bilan de ces 6 mois, mais je ne parviendrai jamais par la suite à retrouver l’équilibre et la stabilité que je pouvais avec ce chef qui m’avait recruté. Ce n’est pas qu’une question de caractère ou de personne, c’était surtout du respect. Au sein de toute l’équipe, envers les expertises de chacun, on se tirait vraiment vers le haut. C’était chouette quand même !

 

1 mois : déjà

Voilà tout est dans le  titre : un mois déjà que j’ai démarré cette mission en interne. Cette dernière phrase est très révélatrice.  Une “mission en interne”. Et bien non justement je ne suis plus en mission. Je n’ai plus de clients, les personnes que je croise tous les jours sont mes collègues. Et partant de ce principe cela change beaucoup de choses.

Déjà cela simplifie les relations : plus de notion de commercial, de facturation… Plus de “c’était pas compris dans le forfait” ou de “là il va y avoir dépassement” et encore moins “le mieux est de prendre une TMA à côté pour gérer tous ces imprévus”. L’autre point très agréable : votre supérieur direct n’est pas responsable de votre salaire, de votre évolution. Vous avez un RH pour cela. Et cela a un impact immédiat : votre relation avec votre supérieur est strictement une relation basée sur le travail, ce que vous avez à réaliser, ce que vous pouvez réaliser, où vous en êtes, où il peut vous aider… et adieu les arrières pensées concernant la variable du trimestre, les objectifs annuels…

La première chose que vous apprenez en interne est “vos actes ont des conséquences” et principalement sur vous.

En consulting, surtout de haut niveau, vous avez souvent des courtes missions où vous recommandez pleins de belles choses sans jamais vraiment savoir si cela sera mis en place ni de quelle manière. Et bien maintenant c’est un peu le système du boomerang : si celui-ci a été bien réalisé, il reviendra où vous l’avez souhaité, maitrisé, sans accrocs. S’il a été un peu baclé, ne serait-ce que sur un point, alors vous le verrez tôt ou tard et devrez faire avec les conséquences.

D’un point de vue travail c’est ce que j’ai appris. Personnellement cela me procure une joie infinie de penser qu’enfin mes actes ont des conséquences que je peux voir, mesurer et que je peux en bénéficier.

D’un point de vue relationnel, je m’en sors bien ayant eu des clients très “politiquement évolués”. Je dois tout de même admettre qu’il est parfois difficile de faire semblant tous les jours, et d’ailleurs ce n’est pas le but. Cependant, lorsque vous êtes en clientèle c’est très aisé de faire semblant d’aimer ceci, de ne pas aimer cela, ne serait-ce que pour vous intégrer socialement à un groupe. Mais en parallèle, j’avais mes collègues avec qui être entière, moi-même et sans arrière-pensées.

Et bien là mes collègues sont mes clients.

En tout cas c’est l’impression que j’en ai… c’est moche hein ?

Twitter : l’affaire DSK serait-elle le déclenchement au niveau France ?

– Article initialement publié au sein du site du Blog Hub’Sales

Avec l’affaire DSK qui occupe nos écrans, nos journaux et beaucoup de blogs depuis une semaine à présent, plus personne ne s’occupe de Fukushima, ou encore de la Syrie, et encore moins du voyage de la Reine d’Angleterre en Irlande alors que pourtant, Dublin n’est qu’à une heure de vol de Paris, et qu’il y a un mois tout le monde regardait vers l’Angleterre. L’actualité communiquée aujourd’hui est incomplète : c’est un fait. Tout circulant plus vite, tout est à portée plus facilement. Du coup, l’actualité est beaucoup plus abondante, et la masse d’information notable ou intéressante l’est aussi : vous pouvez couvrir un territoire beaucoup plus grand qu’autrefois. Et la conséquence directe est une sélection au sein même de l’actualité.

Ce qui est cependant très intéressant à observer avec cette actualité, c’est l’utilisation de Twitter comme source d’information par nos compatriotes journalistes, présentateurs télé, ou encore reporters. Quand vous pensez qu’aujourd’hui les journalistes télévisuels apportent des ordinateurs sur les plateaux télé pour être certains de pouvoir lire les fils d’information Twitter en temps réel…


Mais du coup revers de la médaille oblige : tout le monde dispose de la même information quasiment en même temps, et l’exclusivité n’est plus une valeur ajoutée. Seule la manière de traiter l’information diffère d’un média à un autre, d’une chaîne à une autre, d’un papier à un autre… une petite note particulière à la stratégie du groupe Canal plus : Interdiction de Twitter pour les journalistes.

Ainsi tout le monde, même une personne n’ayant pas Internet aura entendu parler de Twitter, ré-entendu, vu ce qu’était un tweet, … les journalistes nous ont fait de réels cours d’utilisation du réseau social en direct ! Encore mieux que des tutoriels vidéos : dans la langue du pays, sur grands écrans…

Mais Twitter c’est un réseau social et une source d’information ?

Et bien justement là est la grande différence avec les sites d’information (Wikipédia, Wikileaks… ou tous les sites de presse en général) qui exposent un contenu à leurs lecteurs. Twitter est par définition un réseau social et donc un média : un support permettant aux personnes de s’exprimer. Dans ce cas-là ce n’est pas Twitter la source, mais la personne que vous suivez, qui a émis un tweet, … c’est elle la perle qui a l’information et qui la met à disposition de tous. La valeur est donc déportée de l’information à l’informateur. Vous suivez l’informateur vous connaîtrez l’information… Mais il faut suivre les bons informateurs. Ce qui explique certainement le comportement du groupe Canal Plus…

Si vous souhaitez dire que votre femme de ménage a aussi rencontré DSK c’est possible sur Twitter, mais c’est pas certain que vous soyez pris au sérieux. Cependant si vous êtes une référence journalistique, il y a un pourcentage de chances plus fort pour que les gens vous croient.

Cependant le phénomène Twitter au sein de l’actualité n’est pas nouveau : Fukushima, mariage du Prince Williams et de la fameuse Kate, … Je suppose que tout le monde se rappelle du fameux slogan « Yes we can », ayant pris son origine lors de la campagne de Barack Obama (vous savez le gars qui a eu la peau d’Oussama, hey faut suivre !). Les réseaux sociaux étaient une composante notable de la campagne de l’actuel président des Etats-Unis.

Alors tout le monde y pense : et nous en 2012 ?

2012 c’est dans un an. Et d’ici là…. Mesurez, mesurez, mesurez plus que jamais la performance de vos réseaux sociaux, de Twitter (Facebook fera l’objet sûrement d’un second billet), des forums, mesurer par la mise en place de campagnes, du nombre de retweets, de followers acquis sur une période, … Vous ne pourrez que difficilement mesurer le nombre de fois où vous êtes cités oralement par un confrère journalistes, mais tout ce qui est écrit se mesure.

Bien entendu les outils de Web Analytics avaient pressentis cette vague du social, ceci étant aidé par le fait que beaucoup étant d’origine ou d’appartenance outre atlantique. Et si votre outil ne le gère pas, il existe aussi une multitude de petits outils pour mesurer séparément cette dimension.

Twitter aura une importance pour l’électorat, parce que cela ouvrira les liens entre les personnes (non limités à des liens physiques mais ouvert sur les réseaux sociaux « virtuels »), parce que cela apporte un nouveau moyen de communication (pour les électeurs mais aussi pour les possibles élus)… La possibilité d’influencer un vote est donc totalement relancée, voir multipliée… Alors préparez-vous et mesurez !!

 

Le reporting : point faible des outils de Web Analytics

– Article initialement publié au sein du site du Blog Hub’Sales

« Mais cette information (ou donnée) je la trouve où dans ton outil ? »

Combien de fois avez-vous entendu cette question ? Honnêtement ? Que ce soit des équipes marketing, techniques ou autres, tant que les personnes n’utilisent pas l’outil de Web Analytics à 100% il leur est tout simplement impossible de connaître l’intégralité des fonctionnalités de celui-ci, et surtout où chacune se trouve…

Image provenant de XKCD, A webcomic of romance, sarcasm, math, and language.

Alors est-ce que les outils de Web Analytics n’ont pas une bonne interface de reporting ?

N’allons pas trop vite en besogne. Tout d’abord définissons ce qu’est le reporting, afin d’être bien tous d’accord : le reporting est la présentation périodique de rapports et bilans analytiques sur les activités et résultats d’une organisation, d’une unité de travail ou du responsable d’une fonction, destinée à en informer ceux chargés de les superviser en interne ou en externe, ou tout simplement concernés par ces activités ou résultats[1].

Plus simplement le reporting englobe l’ensemble des tableaux de bord et états d’analyse permettant de mesurer la performance des activités sur une période donnée.

Revenons-en maintenant aux outils de Web Analytics. Il est vrai que leurs différentes interfaces ne sont pas toujours évidentes à appréhender. Mais à la décharge des éditeurs de Web Analytics, leur but n’est pas de faire une interface de reporting selon vos besoins, mais qui convienne à un maximum de leur client. Un peu sur le principe de l’optimisation de l’algorithme du moindre mécontentement[2].

Cependant ces outils doivent pouvoir vous laisser une part de configuration possible de leur interface : de part les droits utilisateurs, l’affichage ou non de certains rapports à certains utilisateurs, le choix de la langue, la création de rapport personnalisés… Mais il faut bien l’admettre cette étape de configuration est parfois négligée et non réalisée dans son intégralité.

A la base les outils de Web Analytics mesurent votre activité sur le web (ou l’intranet)

Mais n’ont pas pour objectif premier de mesurer la rentabilité de vos commerciaux, ni de savoir combien de cafés prennent en moyenne vos employés en fonction du temps et du jour de la semaine. J’exagère un peu mais nous avons parfois l’impression que si l’outil de Web Analytics pouvait faire cela, ça en aiderait certains…

Les outils de Web Analytics ont pour but de mesurer votre activité sur le web (principalement avec un focus sur vos sites –site centric-) c’est-à-dire les pages de vos sites, les campagnes marketing (allant même jusqu’à l’email envoyé de manière décolérée du site), les partenariats et leurs influences sur les provenances des sites étudiés, vos visiteurs et les actions qu’ils peuvent faire toujours en relation sur votre site… Et déjà quand vous mesurez bien tout cela, vous récoltez de quoi vous occupez un moment !

Mais les outils de Web Analytics vous permettent d’enrichir un peu la donnée ainsi récoltée… Par exemple pour les emails, en sachant le nombre d’envoi, le responsable de la campagne d’emailing, la date d’envoi, le coût que cela a généré… Idem pour toutes les campagnes marketing que ce soit de l’affiliation, de l’achat de mot clé… Vous pouvez aussi renseigner des données clients complémentaires afin de faire une corrélation entre les visiteurs et les clients que vous avez déjà.

Bien entendu ces fonctionnalités sont accessibles dans la plupart des outils de Web Analytics disponibles sur le marché, mais pas forcément tous.

Maintenant il y a des bémols c’est certain. Vous ne pouvez pas toujours  choisir le graphique exactement de la forme et avec les couleurs que vous voulez, les données que vous souhaitez enrichir ne correspondent pas toujours à celles que vous avez en interne, les traitements sont plus lents ou plus chers…

Mais encore une fois un outil de Web Analytics mesure votre dimension Web. Si vous souhaitez mesurer votre dimension entreprise, alors il vous faut d’autres outils adaptés, permettant d’engranger à la fois les données provenant du Web et récoltées au sein de votre outil de Web Analytics et vos données en interne (provenant de vos CRM, ERP, base de suivi emailing, des fichiers Excel que Monsieur X utilise depuis 10 ans et qui est la référence sur la stratégie de définition des campagnes d’affiliation…). Là ce n’est plus uniquement un outil de Web Analytics qui pourra faire cela, mais des outils adaptés empruntés au monde de la Business Intelligence. Mais quand on y réfléchit c’est logique vu que nous n’étudions plus uniquement le Web dans ce cas là…


[1] Source Wikipédia France

[2] Cet algorithme ne vise pas à satisfaire tout le monde, puisque cela est impossible, mais vise à diminuer au maximum l’insatisfaction générale de tout le monde.

Pour bien commencer : choisissez bien votre société

– Article initialement publié au sein du site du Blog Hub’Sales

C’est actuellement la période de recherche des stages, des contrats de qualification, mais il suffit de faire une recherche sur les moteurs de recherche d’emploi pour voir que le domaine du Web Analytics recrute. En effet,  de manière général ce domaine est plutôt « très » bien portant en ce moment, le nombre d’annonce tant en tant que consultant que en interne… Mais bon voilà : quoi choisir et sur quels critères ?

Voici quelques pistes de réflexions….

Tout d’abord savoir choisir entre le consulting et ce qu’on appelle « l’interne ». Il y a aussi une troisième voie en Web Analytics : l’agence.

L’interne c’est assez simple à décrire : vous êtes embauché par une société qui vous fait intervenir toujours pour elle. Vous intervenez donc sensiblement  toujours au même endroit (physique) tous les jours, en dehors de déplacement occasionnels. Vous avez aussi les avantages de l’interne (qui dépendent de la société qui vous emploi) cela peut être par exemple : cantine, rtt supplémentaire, accès à un comité d’entreprise (place de ciné, salle de sport…). Bref plusieurs petits « plus » et un rythme de travail plus « conventionnel » il faut bien l’avouer. Le défaut est que si vous avez les tâches intéressantes, vous avez aussi les tâches ingrates du travail (et notamment dans le Web Analytics toute la partie de reporting quotidien à réaliser vous-mêmes par exemple, ce qui peut vite apparaître rébarbatif).

Mais alors pourquoi choisir la prestation ?

La prestation c’est le fait d’être embauché par une société (SSII ou agence) qui revend vos compétences à d’autres sociétés de manière temporaire. Du coup vous pouvez être amenés à travail à Paris (dans le 10ème par exemple) le lundi, à Nanterre le mardi, … ou avoir un rythme plus régulier et être au même endroit, chez le même client toute la semaine. Cela ne dépend pas de vous mais de comment votre société vous à vendu, dans des contrats entre le client final et votre société que l’on appelle « mission ».

Pour l’agence c’est un peu différent, j’avoue ne pas l’avoir pratiqué directement. Ce qui change est essentiellement le mode d’intervention : vous intervenez aussi sur plusieurs cas client, mais toujours (ou presque) en interne, c’est-à-dire au sein de votre société. Vous avez donc beaucoup moins de déplacement… Sur ce point je vous conseille de lire le blog de deux jeunes hommes qui ont testés et appréciés l’agence (puisqu’ils y sont encore) : http://www.blog-webanalytics.fr/premiers-pas/pourquoi-choisir-une-agence-pour-faire-du-web-analytics/

Ils seront beaucoup pertinents que moi sur ce point. Le gros avantage de l’agence c’est que vous avez une ambiance assez «décontractée » au sein de la société et donc pas obligé de mettre un costard tous les jours, et vous avez toujours les mêmes collègues avec vous (pour le meilleur et pour le pire comme l’on dit). Par contre, il faut aussi vous faire une place, et les possibilités d’évolutions au sein de l’agence sont parfois plus restreintes.

Et du coup pourquoi il y a des personnes qui choisissent le consulting en SSII malgré les inconvénients ?

En fait je fais partie de ces gens, de cette population qui vit à un rythme un peu à part il faut bien l’avouer. Pourquoi ? Par conviction, par intérêt personnel (je ne vais pas vous mentir) et pour ces quelques raisons :

–          L’attrait des missions que l’on me propose : elles ne sont pas du tout les mêmes que celles de l’interne, ni de l’agence. C’est pour moi le meilleur moyen de « se faire de l’expérience » comme l’on dit, mais aussi le challenge présenté par les missions n’est pas du tout le même. En effet vu qu’un client paye (relativement assez cher) pour une prestation, il ne va vous faire faire quelque chose que lui saurait faire. Du coup vous intervenez sur des problématiques (tant stratégiques que techniques) qui n’ont pas du tout la même dimension que le travail qui peut être proposé ailleurs. C’est à modérer bien entendu avec le fait que certaines missions peuvent se réaliser avec un client que vous n’appréciez pas du tout, et sur un domaine que vous n’affectionnez guère. Cela dit quand votre commercial est intelligent et que la société souhaite vous garder (voir plus loin) il y a toujours une possibilité de discussion avec vos supérieurs pour arranger au mieux vos attentes et les missions à réaliser.

–          Je l’ai déjà évoquée, le second argument pour moi est : l’expérience. En effet, vu que la société qui vous embauche a intérêt à vous revendre le plus cher possible en fonction de vos aptitudes, elle a aussi intérêt à vous faire monter en compétences (formations, certifications…). Et là c’est tout bénef pour vous et votre CV et ce rapidement : pas besoin de valider 2 ans de présence pour prétendre à une formation. Attention cependant à la clause de dédit de formation. (http://www.cadremploi.fr/edito/actu-et-conseils/vie-professionnelle/droit-du-travail/d/1/mieux-comprendre-la-clause-de-dedit-formation.html)

–          Un autre argument non négligeable est le salaire : étant donné que vous serez amené à faire des horaires parfois élastiques selon la mission, et que les avantages apportés par la société ne sont pas de l’ordre d’une société en interne, en règle générale le salaire est un peu supérieur à ce que vous pourriez avoir ailleurs. Attention cependant, l’écart n’est pas de 50% de plus et dépendra aussi de votre facilité à être vendu chez un client. Pour ma part cela ne doit pas constituer un argument de choix, mais être considérer comme une compensation vis-à-vis des avantages présentés par les autres sociétés auxquelles vous pourriez prétendre (notamment l’interne).

–          L’évolution que les SSII proposent : quand vous êtes consultant junior, vous êtes vendus moins cher qu’un sénior. Donc la SSII vous fait apprendre très vite ce qu’il faut pour devenir senior sur certains domaines, du coup il est ensuite assez aisé de devenir la personne de « référence » au sein de la SSII sur certains domaines. Soit ça, soit si vous êtes déjà confirmés, vous pouvez prendre des responsabilités de management des équipes assez facilement ( soit management des équipes façon « RH », soit façon « planning » ou encore « stratégique »…).

Le but d’une SSII est de faire un contrat gagnant / gagnant. Ils vous fournissent des missions, des formations, vous n’avez pas à vous occupez de la partie commerciale, ni administrative et vous avez la sécurité de l’emploi et de la paye tous les mois même si vous n’avez pas réalisé beaucoup de missions sur la période.

En échange, vous acceptez d’être payer correctement, mais que la SSII fasse une marge non négligeable sur votre profil, pour compenser notamment le fait que parfois vous n’ayez pas de missions, et pour financer les personnes du commercial, marketing et administratif entre autre. Et vous acceptez aussi de faire des horaires assez flexibles (compensés comme dit précédemment en général par un meilleur salaire).

 

Oui mais la réputation des SSII est de rarement faire cette relation « gagnant/gagnant » … et puis les startup c’est des agences ou des SSII ?

Et c’est de ça que je veux vous parler. A la base cet article est parti d’un tweet de guilhem sur « les critères top secrets utilisés par @jeremyuzan pour dire oui à une startup« . On doit bien l’avouer dans le domaine du Web Analytics il y a beaucoup de startup.

Excellente idée que de partir sur ces 5 questions pour rationnaliser votre feeling. Je ne le dirai jamais assez mais lors des contacts (par mail, téléphone et entretien) que vous aurez avec un possible futur employeur votre feeling est le meilleur indicateur que vous puissiez avoir. Maintenant attention à ne pas confondre feeling et « emballement pour un poste »… D’où ces 5 voies de reflexion :

–          Viabilité du business : est-ce que leur approche du domaine (en l’occurrence des Web Analytics) est viable ? est-ce qu’elle a un côté unique, original mais rationnel et réaliste ?

–          Plan de développement : comment est-ce que ceux qui travaillent dans la société l’envisage dans 6mois, 2ans ? Est-ce que la stratégie qu’ils mettent en place vous convient et vous y adhérer ? Au sein d’une startup, c’est peu aisé de conjuguer plusieurs stratégies de développement.

–          L’équipe : le leadership, les personnes et leurs compétences. Est-ce que vous trouverez votre place au sein de cette équipe ? est-ce que vous avez d’ors et déjà quelques choses à apporter ou est-ce qu’il vous faudra reprendre tout de zéro ? Si vous pouvez avoir un retour d’une des personne travaillant au sein de l’équipe, de manière un peu informelle, surtout n’hésitez pas à le demander (notamment si c’est un ancien camarade d’un ami ou d’une connaissance).

–          Le business model : au-delà de la stratégie le business model est ce qui fait que la startup pourra vous payer à la fin du mois. Sous-vendre un consultant sous prétexte d’obtenir un contrat n’est pas toujours la solution idéale…

–          Opération : est-ce que c’est risqué ? les investissements ?

Vérifiez aussi que ce que l’on vous promet est réalisable : si on vous promet d’être toujours en clientèle et qu’au final vous vous apercevez que vous faites tout le travail sur un projet mais que c’est quelqu’un d’autre qui présente chez le client final, je vous assure que ca va finir par vous agacer sérieusement.

De même si on vous dit « je te propose X XXX€ de salaire brut par mois, mais on revoit tout à la fin de ta période d’essai » vérifiez que cela a été le cas avec les autres personnes de l’équipes, et que les avis ne sont pas contraires sur ce point…

Bref, j’espère vous avoir donné plein de clés pour vous aider dans vos recherches / acceptation de stage/contrat/emploi… Surtout si vous avez des questions, n’hésitez pas à revenir vers moi.

Passez votre GAIQ

– Article initialement publié au sein du site du Blog Hub’Sales

Logo GAIQ

Cela a été un mois de « remise à jour des GAIQ » chez Hub’Sales alors pour conclure cette session, où tous nos consultants ont (re)passés leurs GAIQ, revenons un peu sur cet examen, ce qu’il apporte et garantie et surtout à quoi cela sert ?

Tout d’abord c’est quoi ce GAIQ ?

Cela signifie « Google Analytics Individual Qualification », c’est un examen proposé par Google qui permet de valider les compétences que vous avez en Google Analytics. Il vous en coûtera $50 pour le passer.

Cet examen est composé de 70 questions sous forme de QCM (choix multiple et choix unique). Vous avez normalement 1h30 (soit 90min) pour passer cet examen, mais en parallèle vous pouvez aussi faire des « pauses » en appuyant tout simplement sur le bouton « pause » ce qui vous permet de l’adapter à vos contraintes d’emploi du temps… Attention cependant cet examen est proposé en anglais uniquement.

Pour vous y préparer vous aurez toutes les ressources Google :

Vous pouvez aussi faire des formations spécialisées pour ce sujet (notamment Ranking Metrics sur le sujet – je l’avais fait il y a un an et demi, j’avoue que j’avais de bons restes ).

Il  y a bien entendu les livres sur Google Analytics, notamment celui de Brian Clifton, en seconde version pour avoir les mises à jour les plus récentes possibles. Mais attention, le livre est édité à un instant T, et Google Analytics est un outil très innovant dans le secteur permettant notamment des nouvelles solutions régulièrement. D’où un bon conseil : se référer aux sources Google pures.

Et où sont les pièges ?

Tout d’abord ce n’est pas une certification mais une accréditation. Cela signifie notamment que ce n’est pas pris en charge dans les systèmes comme le DIF, ou tout autre organisme de formation.

Pour du Google Analytics, il faut aussi bien connaître AdWords mais n’oublions pas que Google Analytics est à l’origine un produit d’appel pour AdWords…

Petite subtilité aussi : contrairement à ce qu’un ami me demandait un soir dernièrement, non, il n’est pas possible d’acheter les questions à l’avance comme c’est le cas pour beaucoup de certifications bien célèbres (que nous ne citerons pas ici afin de ne pas se fâcher – et parce que ce n’est pas le sujet -) où vous pouvez acheter des tests d’entrainements qui ressemblent beaucoup aux tests de certification…

Concernant les questions, plusieurs sujets sont abordés : l’interface, AdWords, le multi-domaine, le tracking en général, les définitions de base du Web Analytics (cookie, visiteurs…), les profils, les filtres… bref un peu de tout !

Il faut avoir au moins 80% de bonnes réponses pour être « accrédité », sinon c’est le recalage. Si vous êtes  certifié vous aurez un joli petit PDF en guise de diplôme, spécifiant bien que cette certification n’est valide que 18 mois. Si vous ne parvenez pas à obtenir les 80%, qu’à cela ne tienne vous pouvez passer le test une seconde fois dans le mois suivant le premier test. Si ce test est encore négatif, il vous faudra en revanche attendre 2 mois avant de pouvoir retenter votre chance.

Et pourquoi c’est utile ce GAIQ ?

Tout simplement parce que cela prouve que vous avez un minima de connaissances sur Google Analytics et pas seulement des astuces et bidules que vous connaissez d’un copain qui connait quelqu’un qui a lu un  livre une fois sur Google Analytics ou Urchin…  Bref, vous avez compris, cela vous donne l’agrément de Google sur la partie Google Analytics pour une durée de 18 mois. Cela signifie donc que pour Google vous connaissez le vocabulaire associé à l’outil, les tenants et aboutissants de la solution, et les bases du Web Analytics.

Si vous êtes clients et recherchez des prestataires Google Analytics, ils doivent normalement tous être en mesure de vous présenter ce petit document PDF à leur nom. Sinon c’est juste qu’ils n’ont pas passé ou pas eu cette accréditation. Cela ne signifie pas qu’ils sont incompétents, mais qu’ils ne l’ont pas. Après la non-compétence sur le sujet peut aussi être compensée par un « bachotage » excessif sur le sujet, certaines questions sont traitées par Google avec une seule façon de voir la solution là où certains pourraient imaginer des solutions de contournement… Et comme c’est un QCM, il n’y a pas de solutions de contournement.

Bref aucun système n’est parfait : il a le mérite d’exister et d’obliger la personne à se remettre en cause tous les 18 mois, ce qui est un réel plus.

La place du Web Analytics au sein d’une refonte de site

 – Article initialement publié au sein du site du Blog Hub’Sales

La refonte d’un site Internet, c’est toujours un projet excitant, palpitant, et surtout chargé de beaucoup d’inconnues : la charte graphique, le choix de l’intégrateur, la répartition des rôles, le processus de mise en ligne, les technologies à utiliser afin de pouvoir les maintenir facilement mais aussi de ne pas développer un site qui sera obsolète dans 9 mois…

Le Web Analytics peut vous aider les minimiser.

La refonte d’un site = enjeux technique, humain & temporel

Le Web Analytics peut vous aider à faire les meilleurs choix nécessaires à la conduite de ce projet de refonte. Examinons ensemble quelques-uns des chantiers auxquels vous serez confrontés.

Pour le graphisme : faites des tests multi-variables (aussi appelés tests MVT) ou de l’A/B testing sur le site actuellement en production (et donc non refondu) pour connaître les grandes lignes.

Un site uniquement en noir et blanc fait-il vendre plus qu’un site à dominante rose ?
(question très basique bien sûr)

Ainsi vous verrez tout de suite quelles directives vous pouvez prendre ou non avec vos graphistes pour développer les maquettes.

Pour les technologies : vous connaissez les technologies ou à minima les configurations techniques des navigateurs de vos internautes avant la refonte.

Il n’est pas question de développer un site qui ne leur permettra pas d’accéder à l’ensemble des fonctionnalités.

Si 30% de vos visiteurs navigue avec Chrome ou Safari, vérifiez bien que votre site s’affiche correctement sous ces navigateurs.

Pour le contenu : celui-ci est aussi souvent une inconnue lors d’une refonte.

Vous souhaitez pallier les lacunes du site actuel, mais sans perturber trop vos internautes non plus. Et en même temps il faut bien rajeunir ce site qui est un peu obsolète…

Là aussi les tests MVT ou l’A/B testing vont vous aider : que ce soit sur la mise en page, les textes d’accroche… ou encore le nombre maximal de bouton « Cliquez ici » que votre internaute supportera !

Ainsi vous savez que vous ne saturerez pas d’informations illisibles ou de manière agressive votre futur client dès la sortie du nouveau site.

Pour le processus de mise en ligne : regardez vos statistiques de fréquentation du site, cela vous aidera à choisir le moment opportun !

Surtout, passez par une étape de préproduction recettée qui vous assurera d’avoir des données propres le jour de la mise en ligne. Ainsi pas de mauvaises surprises de ce côté là !

CAPITALISEZ !

Vous ne ferez pas une refonte tous les mois, alors ce n’est pas pour avoir un site moins performant ni pour avoir moins d’information sur vos visiteurs que précédemment. Faites le bilan avec vos équipes de ce qu’il vous manquait pour mieux piloter la performance de votre site, afin de pouvoir le mettre en place avec cette refonte. C’est l’occasion rêvée !

Et si on changeait d’outil de Web Analytics ?

L’éternelle question en Web Analytics : est-ce que je change d’outil et pour lequel ? Si vous souhaitez changer, alors oui une refonte de site est encore une fois l’occasion rêvée. Cependant il faut prendre quelques précautions :

  • Choisir son outil en amont du projet : afin de connaître celui-ci lorsque vous spécifierez les contraintes de marquages, donc avant la phase de développements
  • Former vos utilisateurs en avance : afin qu’ils puissent s’en servir dès que le site sera en ligne et pas un mois après seulement

Si vous souhaitez changer d’outil mais que vous n’y avez pas pensé dès le début de votre projet ce n’est pas forcément un drame non plus. Il faut alors agir vite, et spécifier vos contraintes de marquage le plus rapidement possible, afin qu’elles soient prises en compte en même temps que la phase de développement si possible.

Si vous n’arrivez pas à être prêts sur ce plan à la sortie du site, mettez en place au moins un marquage basique avec votre ancien outil afin que les données de trafic remontent bien. Vous mettrez en place le marquage final la semaine qui suit par exemple !

Surtout si vous avez une question à propos de cet article, des indicateurs que votre outil ou que votre prestataire vous fournit,  n’hésitez pas, contactez nous ou laissez un message !