Génération Y… (bilan des 9 mois)

Oui je fais partie de la génération Y, née entre 1980 et 2000, je n’ai pas vraiment connu la guerre ou alors sensiblement toujours dans les mêmes pays (c’est à dire pas dans mon pays), j’ai en revanche connu l’ADSL, le walkman, le baladeur CD, les « tamtam » (et déjà la notion de tribus), … Je ne suis pas née avec une souris dans la main (contrairement à la génération qui me suit) mais j’ai grandit avec le bruit du 56K, en ayant à peine aperçu le minitel, en connaissant l’époque où des sociétés en « oo » faisaient fortune et étaient tendance, appris à parler avec Princesse Sarah, puis évoluée avec Hélène et les garçons, pour aujourd’hui ne regarder que des séries américaines en streaming et n’avoir une télé que pour la console de jeu… Et je ne vous parle pas de l’évolution musicale ! :)

Et j’en ai donc certains stéréotypes : demander pourquoi je fais quelque chose à chaque fois que je le fais, juste pour être certaine de cautionner la voie dans laquelle on m’emmène, partir sur le principe que j’aurais plusieurs employeurs dans ma vie, que je n’aurai certainement pas de retraite même si je cotise … Mais fondamentalement je vis très bien avec : la société évolue !

En parallèle j’estime aussi que c’est en équipe que l’on réussi le mieux et de manière la plus pérenne (le concept de tous ensemble dans le même bateau), qu’à un moment il faut quand même se préoccuper de l’impact de notre passage sur Terre et de ce que cela implique pour les générations futures…

Bref une pure « Y ». Je conçois que ce n’est qu’une liste de concept assez approximatifs, pas forcément tous logiques entre eux et que pour une personne externe c’est délicat de tout comprendre.

Cette semaine j’ai eu un conflit générationnel avec un de mes supérieurs (de génération « X »). Il me demandait ce qu’il me fallait pour rester dans un job. Je lui ai répondu du tac-o-tac : faire travailler mon cerveau tous les jours, m’éclater dans mon job et si possible avoir un salaire digne de ce nom. Ce n’est pas de la reconnaissance, c’est de la considération. Et c’est là toute la différence.

Mais le problème de ma génération, en tout cas de moi, c’est de répondre du tac-o-tac sans que cela passe pour de l’arrogance. Bref je crois que c’est pas gagné, j’espère juste que ce n’est pas le début du « ça part en vrille »… #tobecontinued

 

 

 

Bon vent…

Voilà cela fait un peu plus de 6 mois : les choses commencent à prendre leur place officiellement.

Beaucoup de changement ont eu lieu dernièrement, et notamment le départ de collègues qui impactent forcément le moral, la charge de travail, la fatigue, l’impression d’être sous l’eau, en permanence… de courir après les info, après le temps, après les personnes, après tout et que les choses vous échappent mais qu’au final tout fini par sortir à peu près en temps et en heure. Et de plus en plus les choses rentrent dans l’ordre, sauf qu’il manque toujours des personnes et que quand vous vous retournez, la place est vide. Et que vous avez l’air con de vous marrer sur un gif animé en pensant que ça l’aurait aussi fait marrer.

Mais un départ c’est aussi et toujours une opportunité de construire autre chose, des portes qui s’ouvrent et il y a toujours du positif dans un départ. Que ce soit une possible promotion pour certain, la possibilité d’apprendre d’autres choses, ou tout simplement de souder des personnes de l’équipe de manière inébranlable.

http://youtu.be/B9PjBgWOkng

PS : Je ne le sais pas encore sur le coup, ni lors du bilan de ces 6 mois, mais je ne parviendrai jamais par la suite à retrouver l’équilibre et la stabilité que je pouvais avec ce chef qui m’avait recruté. Ce n’est pas qu’une question de caractère ou de personne, c’était surtout du respect. Au sein de toute l’équipe, envers les expertises de chacun, on se tirait vraiment vers le haut. C’était chouette quand même !

 

1 mois : déjà

Voilà tout est dans le  titre : un mois déjà que j’ai démarré cette mission en interne. Cette dernière phrase est très révélatrice.  Une “mission en interne”. Et bien non justement je ne suis plus en mission. Je n’ai plus de clients, les personnes que je croise tous les jours sont mes collègues. Et partant de ce principe cela change beaucoup de choses.

Déjà cela simplifie les relations : plus de notion de commercial, de facturation… Plus de “c’était pas compris dans le forfait” ou de “là il va y avoir dépassement” et encore moins “le mieux est de prendre une TMA à côté pour gérer tous ces imprévus”. L’autre point très agréable : votre supérieur direct n’est pas responsable de votre salaire, de votre évolution. Vous avez un RH pour cela. Et cela a un impact immédiat : votre relation avec votre supérieur est strictement une relation basée sur le travail, ce que vous avez à réaliser, ce que vous pouvez réaliser, où vous en êtes, où il peut vous aider… et adieu les arrières pensées concernant la variable du trimestre, les objectifs annuels…

La première chose que vous apprenez en interne est “vos actes ont des conséquences” et principalement sur vous.

En consulting, surtout de haut niveau, vous avez souvent des courtes missions où vous recommandez pleins de belles choses sans jamais vraiment savoir si cela sera mis en place ni de quelle manière. Et bien maintenant c’est un peu le système du boomerang : si celui-ci a été bien réalisé, il reviendra où vous l’avez souhaité, maitrisé, sans accrocs. S’il a été un peu baclé, ne serait-ce que sur un point, alors vous le verrez tôt ou tard et devrez faire avec les conséquences.

D’un point de vue travail c’est ce que j’ai appris. Personnellement cela me procure une joie infinie de penser qu’enfin mes actes ont des conséquences que je peux voir, mesurer et que je peux en bénéficier.

D’un point de vue relationnel, je m’en sors bien ayant eu des clients très “politiquement évolués”. Je dois tout de même admettre qu’il est parfois difficile de faire semblant tous les jours, et d’ailleurs ce n’est pas le but. Cependant, lorsque vous êtes en clientèle c’est très aisé de faire semblant d’aimer ceci, de ne pas aimer cela, ne serait-ce que pour vous intégrer socialement à un groupe. Mais en parallèle, j’avais mes collègues avec qui être entière, moi-même et sans arrière-pensées.

Et bien là mes collègues sont mes clients.

En tout cas c’est l’impression que j’en ai… c’est moche hein ?