Livre Blanc sur l’usage des cookies avec le GESTE

Voilà c’est une publication qui vient de paraître : http://www.geste.fr/reunion-livre-blanc-cookie-consent-30-avril-2014/

Cela est accessible uniquement aux membres mais vous pouvez contacter le Geste sur leur site www.geste.fr pour demander à être membre/avoir accès à la publication.

Je voulais juste remercier toute l’équipe avec qui j’ai travaillé sur ce sujet et qui a su m’apporter autant de connaissances juridiques, pour que cela donne un tel livre blanc qui m’a beaucoup tenu à cœur.

La précarité et la volatilité du marché

Je quitte de nouveau mon job, et reprends un peu l’écriture, même si au final je n’ai pas réellement beaucoup écrit durant cette étape en « interne ». Mais ce n’est pas exactement le sujet que je souhaite aborder aujourd’hui.
Si vous regardez bien, beaucoup des Web Analystes aujourd’hui changent souvent de travail, d’employeur… Une réflexion nous est venue entre anciens collègues d’une de mes anciennes boîtes que j’ai pu ensuite partager avec plusieurs experts du domaine (qui eux sont plutôt devenus indépendants, à leur compte au final).
Cette « volatilité » des postes ou des personnes occupant ces postes est aussi due (pas uniquement, je ne cherche pas à me trouver des excuses) à la perpétuelle modification des environnements de travail de ces Web Analystes et ce rapidement (ce qui explique une désillusion encore plus forte pour la personne occupant le poste). Or comme ce n’est pas le travail qui manque dans le domaine, bah, la solution la plus simple est de changer de travail quand cela ne va plus. C’est une forme de précarité « positive », mais loin d’être idéale à la fois d’un point de vue pérennité pour la personne et pour le poste, ou d’un point de vue maturité du marché.

Il y a beaucoup de points de désillusion qui peuvent varier sur ce type de poste :

  • lurgence : il y a toujours des demandes urgentes qui passent prioritaires, avant les projets de fond pouvant aller jusqu’à mettre en péril la pérennité des marquages. Cela peut provoquer une lassitude, une incompréhension mais aussi un énervement pour ne pas avoir les moyens d’arriver à ses fins.
  • la politique / manque de prise en compte dans la stratégie : et surtout la stratégie du groupe sur ce point, qui hélas, étant très lié à une expertise, échappe parfois à des strates dirigeantes, sauf cas d’urgence ou d’état avancé sur l’équipe dirigeante sur ce sujet.
  • changement d’univers : mais aussi changement de management, ou encore de rattachement d’équipe… Ce qui joue forcément sur les objectifs et l’intégration du poste.
  • la difficulté de faire sa place : Un Web Analyste qui s’installe pour la première fois dans une société devra toujours faire attention à ne pas passé pour le « contrôleur » : celui qui vérifie un chiffre une fois que le travail est fait. Le Web Analytics est une discipline qui sert à chacun dans l’entreprise, c’est un outil pour arriver à ses fins et en aucun cas un couperet qui tombe à la fin du mois. Et je ne vous parle pas du fameux « bah d’habitude on fait ça comme ça » lorsque vous vous rendez compte que certains de vos utilisateurs confondent visites et visiteurs et que vous essayer de les aider…
  • l’investissement/ le coût financier : à la base les outils de Web Analytics ne sont pas rentables lors de leur installation, ni dans une utilisation basique ou de niveau très bas. Il faut aller au delà pour avoir un réel gain, mais cela signifie configurer, passer du temps, expliquer/évangéliser, accompagner… Et donc un investissement non négligeable à la fois humainement et en terme d’outils. Ce qui en temps de crise n’est pas si évident à justifier d’autant plus qu’il faudra sûrement le justifier sur un moyen terme moyen (un an voir plus).

Depuis presque deux ans maintenant on assiste à un phénomène d’internalisation des postes de Web Analystes, comme si le monde du Web et ses instances dirigeantes avaient compris que ce type de poste nécessitait une présence quotidienne. Mais en même temps, ces Web Analystes sont souvent cantonnés à l’utilisation d’un outil. Ils sont experts dans cet outil et c’est tout. Il est alors difficile de leur demander de devenir de vrais analystes lorsque l’on limite un poste à un outil, voire à son nom. Quelque part cette internalisation des postes, dans un premier temps profitable, devient presque néfaste. Du coup le Web Analyste est obligé de devenir spécialiste d’un seul outil, possiblement faire des analyses évoluées, mais ne sera surtout pas influencé à développer son expertise vers d’autres outils, d’autres domaines… Et puis faire des analyses, des vraies, sans pouvoir comparer des outils, des sources, et faire uniquement avec les moyens que proposent un outil c’est limité. C’est comme demander à un coureur de fond de courir pied nu, en fermant les yeux et en ne s’aidant que de rétroviseur. Si cela vous paraît ridicule, demandez-vous quand même à l’occasion quels moyens vous donner à votre Web Analyste.

Bref je continue de me poser pas mal de questions sur mon métier/mon domaine : jusqu’à quand cette situation va durer ? Comment cela va t-il évoluer ? Est-ce qu’un jour Pôle Emploi reconnaîtra le boulot de Web Analyste (plutôt que de proposer par défaut des jobs de développeurs dans ce cas là) ? Etc.

Et pour conclure sur cet article : petite innovation ! Une citation de Jacques Warren durant son intervention jeudi 23 mai lors d’un évènement AT Internet :

« L’analyse Web n’a pas encore livré les promesses qu’elle tient depuis des années ».

Le reporting est-il toujours le point faible des outils de Web Analytics ?

Il fut un temps où je m’interrogeais sur la possibilité pour les éditeurs de Web Analytics à pouvoir contenter tous les clients, quelques soient leurs profils avec une seule et même interface. Il est certain que leurs interfaces ne sont pas toujours évidentes à appréhender voir même à apprivoiser.

L’apogée d’Excel

Mais les éditeurs (malins comme ils sont) ont pensé à tout… D’abord des plugin (ou « add-in ») Excel : cela vous permet par une opération de magie très simple à reproduire chez vous d’intégrer des rapports de votre choix au sein d’Excel automatiquement, avec un refresh des données sous votre contrôle, et ainsi de pouvoir « bidouiller » vos données dans un environnement plus familier. Par contre il a des contraintes : telle version de Excel minimum, ou au contraire maximum, sinon c’est incompatible, non compatible Max OS…

Ensuite les éditeurs ont construits des API : maintenant, et sous certaines conditions, vous pouvez extraire de la donnée brute provenant de votre outil de Web Analytics. Fantastique !!! Sauf qu’il y a là aussi des contraintes : pas de données de la journée en cours, pas plus de XX lignes, fréquence d’appel à l’API limitée, API très onéreuse… Bref toujours un peu trop de blocages.

L’ère des rapports personnalisés

Et puis sont réellement sortis les « custom reports » : une interface d’aide à la construction des rapports tels que vous les souhaiteriez. Au fur et à mesure cela s’améliore : possibilité de créer ses propres mesures à partir des données collectées, possibilité de segmenter les données ou les dimensions, possibilité aussi de partager votre rapport avec un autre utilisateur… Mais vous avez tout de même toujours des contraintes : vous êtes dans un reporting préformaté (donc par définition vous ne pouvez pas faire que ce que vous voulez), les dimensions et les mesures ne sont pas toutes croisables (critères de cohérence des mesures par rapport aux dimensions soumises à l’appréciation de l’éditeur)…

Et surtout : vous restez toujours dans l’environnement de votre éditeur de Web Analytics. Il vous est donc toujours impossible (sauf moyennant une certaine somme) d’ajouter de la donnée de l’extérieur (de votre CRM, de votre gestion des stocks…). Et vous êtes toujours obligés de l’exporter dans Excel dès que vous souhaitez une modification graphique, ou ne serait-ce que le communiquer de manière accessible à tous vos collaborateurs.

Et demain ?

Aujourd’hui nos éditeurs de solution continuent à nous fournir des reporting de base, pré-configurés et statiques (quasiment une cinquantaine pour la plupart des éditeurs payants). Du coup, utilisateurs, fainéants que nous sommes, nous contentons de regarder ces reportings. Ce qui indirectement n’oblige en rien nos éditeurs à évoluer et ainsi de suite.

Imaginez maintenant que les éditeurs ne se concentrent que sur leur métier de base : collecter la donnée du web, en masse, et la rendre « propre ». Cela inclurait les phases de marquages, d’optimisation de celui-ci mais aussi pourquoi pas de correction à la volée de celui-ci. Et surtout cela concernerait toutes les plateformes possibles (web, mobiles, tablettes, réseaux sociaux, widgets…). Considérant les évolutions des volumétries du web ces dernières années et la multiplication des supports : ce n’est pas une mince affaire.

Cela impliquerait que des outils de reporting dédiés à cette tâche se « plug » ensuite sur les outils de Web Analytics et en restituent la donnée : des reportings définis un par un selon les besoins du client final, selon son profil et surtout uniquement des données pertinentes pour lui (contrairement à une dilution de cette donnée pertinente comme on peut l’avoir aujourd’hui). Ce serait certes surement plus long en implémentation initiale mais tellement plus efficace sur l’analyse quotidienne.

Il est à noter que plusieurs éditeurs de solution de reportings ont déjà entamé cette absorption de la donnée du Web Analytics : en créant par exemple des connecteurs à Google Analytics.

Oui mais alors ?

Et bien maintenant imaginez ce que vous feriez s’il n’y avait pas de reportings préconfigurés par défaut.

Alors ?

Le reporting : point faible des outils de Web Analytics

– Article initialement publié au sein du site du Blog Hub’Sales

« Mais cette information (ou donnée) je la trouve où dans ton outil ? »

Combien de fois avez-vous entendu cette question ? Honnêtement ? Que ce soit des équipes marketing, techniques ou autres, tant que les personnes n’utilisent pas l’outil de Web Analytics à 100% il leur est tout simplement impossible de connaître l’intégralité des fonctionnalités de celui-ci, et surtout où chacune se trouve…

Image provenant de XKCD, A webcomic of romance, sarcasm, math, and language.

Alors est-ce que les outils de Web Analytics n’ont pas une bonne interface de reporting ?

N’allons pas trop vite en besogne. Tout d’abord définissons ce qu’est le reporting, afin d’être bien tous d’accord : le reporting est la présentation périodique de rapports et bilans analytiques sur les activités et résultats d’une organisation, d’une unité de travail ou du responsable d’une fonction, destinée à en informer ceux chargés de les superviser en interne ou en externe, ou tout simplement concernés par ces activités ou résultats[1].

Plus simplement le reporting englobe l’ensemble des tableaux de bord et états d’analyse permettant de mesurer la performance des activités sur une période donnée.

Revenons-en maintenant aux outils de Web Analytics. Il est vrai que leurs différentes interfaces ne sont pas toujours évidentes à appréhender. Mais à la décharge des éditeurs de Web Analytics, leur but n’est pas de faire une interface de reporting selon vos besoins, mais qui convienne à un maximum de leur client. Un peu sur le principe de l’optimisation de l’algorithme du moindre mécontentement[2].

Cependant ces outils doivent pouvoir vous laisser une part de configuration possible de leur interface : de part les droits utilisateurs, l’affichage ou non de certains rapports à certains utilisateurs, le choix de la langue, la création de rapport personnalisés… Mais il faut bien l’admettre cette étape de configuration est parfois négligée et non réalisée dans son intégralité.

A la base les outils de Web Analytics mesurent votre activité sur le web (ou l’intranet)

Mais n’ont pas pour objectif premier de mesurer la rentabilité de vos commerciaux, ni de savoir combien de cafés prennent en moyenne vos employés en fonction du temps et du jour de la semaine. J’exagère un peu mais nous avons parfois l’impression que si l’outil de Web Analytics pouvait faire cela, ça en aiderait certains…

Les outils de Web Analytics ont pour but de mesurer votre activité sur le web (principalement avec un focus sur vos sites –site centric-) c’est-à-dire les pages de vos sites, les campagnes marketing (allant même jusqu’à l’email envoyé de manière décolérée du site), les partenariats et leurs influences sur les provenances des sites étudiés, vos visiteurs et les actions qu’ils peuvent faire toujours en relation sur votre site… Et déjà quand vous mesurez bien tout cela, vous récoltez de quoi vous occupez un moment !

Mais les outils de Web Analytics vous permettent d’enrichir un peu la donnée ainsi récoltée… Par exemple pour les emails, en sachant le nombre d’envoi, le responsable de la campagne d’emailing, la date d’envoi, le coût que cela a généré… Idem pour toutes les campagnes marketing que ce soit de l’affiliation, de l’achat de mot clé… Vous pouvez aussi renseigner des données clients complémentaires afin de faire une corrélation entre les visiteurs et les clients que vous avez déjà.

Bien entendu ces fonctionnalités sont accessibles dans la plupart des outils de Web Analytics disponibles sur le marché, mais pas forcément tous.

Maintenant il y a des bémols c’est certain. Vous ne pouvez pas toujours  choisir le graphique exactement de la forme et avec les couleurs que vous voulez, les données que vous souhaitez enrichir ne correspondent pas toujours à celles que vous avez en interne, les traitements sont plus lents ou plus chers…

Mais encore une fois un outil de Web Analytics mesure votre dimension Web. Si vous souhaitez mesurer votre dimension entreprise, alors il vous faut d’autres outils adaptés, permettant d’engranger à la fois les données provenant du Web et récoltées au sein de votre outil de Web Analytics et vos données en interne (provenant de vos CRM, ERP, base de suivi emailing, des fichiers Excel que Monsieur X utilise depuis 10 ans et qui est la référence sur la stratégie de définition des campagnes d’affiliation…). Là ce n’est plus uniquement un outil de Web Analytics qui pourra faire cela, mais des outils adaptés empruntés au monde de la Business Intelligence. Mais quand on y réfléchit c’est logique vu que nous n’étudions plus uniquement le Web dans ce cas là…


[1] Source Wikipédia France

[2] Cet algorithme ne vise pas à satisfaire tout le monde, puisque cela est impossible, mais vise à diminuer au maximum l’insatisfaction générale de tout le monde.

Pour bien commencer : choisissez bien votre société

– Article initialement publié au sein du site du Blog Hub’Sales

C’est actuellement la période de recherche des stages, des contrats de qualification, mais il suffit de faire une recherche sur les moteurs de recherche d’emploi pour voir que le domaine du Web Analytics recrute. En effet,  de manière général ce domaine est plutôt « très » bien portant en ce moment, le nombre d’annonce tant en tant que consultant que en interne… Mais bon voilà : quoi choisir et sur quels critères ?

Voici quelques pistes de réflexions….

Tout d’abord savoir choisir entre le consulting et ce qu’on appelle « l’interne ». Il y a aussi une troisième voie en Web Analytics : l’agence.

L’interne c’est assez simple à décrire : vous êtes embauché par une société qui vous fait intervenir toujours pour elle. Vous intervenez donc sensiblement  toujours au même endroit (physique) tous les jours, en dehors de déplacement occasionnels. Vous avez aussi les avantages de l’interne (qui dépendent de la société qui vous emploi) cela peut être par exemple : cantine, rtt supplémentaire, accès à un comité d’entreprise (place de ciné, salle de sport…). Bref plusieurs petits « plus » et un rythme de travail plus « conventionnel » il faut bien l’avouer. Le défaut est que si vous avez les tâches intéressantes, vous avez aussi les tâches ingrates du travail (et notamment dans le Web Analytics toute la partie de reporting quotidien à réaliser vous-mêmes par exemple, ce qui peut vite apparaître rébarbatif).

Mais alors pourquoi choisir la prestation ?

La prestation c’est le fait d’être embauché par une société (SSII ou agence) qui revend vos compétences à d’autres sociétés de manière temporaire. Du coup vous pouvez être amenés à travail à Paris (dans le 10ème par exemple) le lundi, à Nanterre le mardi, … ou avoir un rythme plus régulier et être au même endroit, chez le même client toute la semaine. Cela ne dépend pas de vous mais de comment votre société vous à vendu, dans des contrats entre le client final et votre société que l’on appelle « mission ».

Pour l’agence c’est un peu différent, j’avoue ne pas l’avoir pratiqué directement. Ce qui change est essentiellement le mode d’intervention : vous intervenez aussi sur plusieurs cas client, mais toujours (ou presque) en interne, c’est-à-dire au sein de votre société. Vous avez donc beaucoup moins de déplacement… Sur ce point je vous conseille de lire le blog de deux jeunes hommes qui ont testés et appréciés l’agence (puisqu’ils y sont encore) : http://www.blog-webanalytics.fr/premiers-pas/pourquoi-choisir-une-agence-pour-faire-du-web-analytics/

Ils seront beaucoup pertinents que moi sur ce point. Le gros avantage de l’agence c’est que vous avez une ambiance assez «décontractée » au sein de la société et donc pas obligé de mettre un costard tous les jours, et vous avez toujours les mêmes collègues avec vous (pour le meilleur et pour le pire comme l’on dit). Par contre, il faut aussi vous faire une place, et les possibilités d’évolutions au sein de l’agence sont parfois plus restreintes.

Et du coup pourquoi il y a des personnes qui choisissent le consulting en SSII malgré les inconvénients ?

En fait je fais partie de ces gens, de cette population qui vit à un rythme un peu à part il faut bien l’avouer. Pourquoi ? Par conviction, par intérêt personnel (je ne vais pas vous mentir) et pour ces quelques raisons :

–          L’attrait des missions que l’on me propose : elles ne sont pas du tout les mêmes que celles de l’interne, ni de l’agence. C’est pour moi le meilleur moyen de « se faire de l’expérience » comme l’on dit, mais aussi le challenge présenté par les missions n’est pas du tout le même. En effet vu qu’un client paye (relativement assez cher) pour une prestation, il ne va vous faire faire quelque chose que lui saurait faire. Du coup vous intervenez sur des problématiques (tant stratégiques que techniques) qui n’ont pas du tout la même dimension que le travail qui peut être proposé ailleurs. C’est à modérer bien entendu avec le fait que certaines missions peuvent se réaliser avec un client que vous n’appréciez pas du tout, et sur un domaine que vous n’affectionnez guère. Cela dit quand votre commercial est intelligent et que la société souhaite vous garder (voir plus loin) il y a toujours une possibilité de discussion avec vos supérieurs pour arranger au mieux vos attentes et les missions à réaliser.

–          Je l’ai déjà évoquée, le second argument pour moi est : l’expérience. En effet, vu que la société qui vous embauche a intérêt à vous revendre le plus cher possible en fonction de vos aptitudes, elle a aussi intérêt à vous faire monter en compétences (formations, certifications…). Et là c’est tout bénef pour vous et votre CV et ce rapidement : pas besoin de valider 2 ans de présence pour prétendre à une formation. Attention cependant à la clause de dédit de formation. (http://www.cadremploi.fr/edito/actu-et-conseils/vie-professionnelle/droit-du-travail/d/1/mieux-comprendre-la-clause-de-dedit-formation.html)

–          Un autre argument non négligeable est le salaire : étant donné que vous serez amené à faire des horaires parfois élastiques selon la mission, et que les avantages apportés par la société ne sont pas de l’ordre d’une société en interne, en règle générale le salaire est un peu supérieur à ce que vous pourriez avoir ailleurs. Attention cependant, l’écart n’est pas de 50% de plus et dépendra aussi de votre facilité à être vendu chez un client. Pour ma part cela ne doit pas constituer un argument de choix, mais être considérer comme une compensation vis-à-vis des avantages présentés par les autres sociétés auxquelles vous pourriez prétendre (notamment l’interne).

–          L’évolution que les SSII proposent : quand vous êtes consultant junior, vous êtes vendus moins cher qu’un sénior. Donc la SSII vous fait apprendre très vite ce qu’il faut pour devenir senior sur certains domaines, du coup il est ensuite assez aisé de devenir la personne de « référence » au sein de la SSII sur certains domaines. Soit ça, soit si vous êtes déjà confirmés, vous pouvez prendre des responsabilités de management des équipes assez facilement ( soit management des équipes façon « RH », soit façon « planning » ou encore « stratégique »…).

Le but d’une SSII est de faire un contrat gagnant / gagnant. Ils vous fournissent des missions, des formations, vous n’avez pas à vous occupez de la partie commerciale, ni administrative et vous avez la sécurité de l’emploi et de la paye tous les mois même si vous n’avez pas réalisé beaucoup de missions sur la période.

En échange, vous acceptez d’être payer correctement, mais que la SSII fasse une marge non négligeable sur votre profil, pour compenser notamment le fait que parfois vous n’ayez pas de missions, et pour financer les personnes du commercial, marketing et administratif entre autre. Et vous acceptez aussi de faire des horaires assez flexibles (compensés comme dit précédemment en général par un meilleur salaire).

 

Oui mais la réputation des SSII est de rarement faire cette relation « gagnant/gagnant » … et puis les startup c’est des agences ou des SSII ?

Et c’est de ça que je veux vous parler. A la base cet article est parti d’un tweet de guilhem sur « les critères top secrets utilisés par @jeremyuzan pour dire oui à une startup« . On doit bien l’avouer dans le domaine du Web Analytics il y a beaucoup de startup.

Excellente idée que de partir sur ces 5 questions pour rationnaliser votre feeling. Je ne le dirai jamais assez mais lors des contacts (par mail, téléphone et entretien) que vous aurez avec un possible futur employeur votre feeling est le meilleur indicateur que vous puissiez avoir. Maintenant attention à ne pas confondre feeling et « emballement pour un poste »… D’où ces 5 voies de reflexion :

–          Viabilité du business : est-ce que leur approche du domaine (en l’occurrence des Web Analytics) est viable ? est-ce qu’elle a un côté unique, original mais rationnel et réaliste ?

–          Plan de développement : comment est-ce que ceux qui travaillent dans la société l’envisage dans 6mois, 2ans ? Est-ce que la stratégie qu’ils mettent en place vous convient et vous y adhérer ? Au sein d’une startup, c’est peu aisé de conjuguer plusieurs stratégies de développement.

–          L’équipe : le leadership, les personnes et leurs compétences. Est-ce que vous trouverez votre place au sein de cette équipe ? est-ce que vous avez d’ors et déjà quelques choses à apporter ou est-ce qu’il vous faudra reprendre tout de zéro ? Si vous pouvez avoir un retour d’une des personne travaillant au sein de l’équipe, de manière un peu informelle, surtout n’hésitez pas à le demander (notamment si c’est un ancien camarade d’un ami ou d’une connaissance).

–          Le business model : au-delà de la stratégie le business model est ce qui fait que la startup pourra vous payer à la fin du mois. Sous-vendre un consultant sous prétexte d’obtenir un contrat n’est pas toujours la solution idéale…

–          Opération : est-ce que c’est risqué ? les investissements ?

Vérifiez aussi que ce que l’on vous promet est réalisable : si on vous promet d’être toujours en clientèle et qu’au final vous vous apercevez que vous faites tout le travail sur un projet mais que c’est quelqu’un d’autre qui présente chez le client final, je vous assure que ca va finir par vous agacer sérieusement.

De même si on vous dit « je te propose X XXX€ de salaire brut par mois, mais on revoit tout à la fin de ta période d’essai » vérifiez que cela a été le cas avec les autres personnes de l’équipes, et que les avis ne sont pas contraires sur ce point…

Bref, j’espère vous avoir donné plein de clés pour vous aider dans vos recherches / acceptation de stage/contrat/emploi… Surtout si vous avez des questions, n’hésitez pas à revenir vers moi.

La place du Web Analytics au sein d’une refonte de site

 – Article initialement publié au sein du site du Blog Hub’Sales

La refonte d’un site Internet, c’est toujours un projet excitant, palpitant, et surtout chargé de beaucoup d’inconnues : la charte graphique, le choix de l’intégrateur, la répartition des rôles, le processus de mise en ligne, les technologies à utiliser afin de pouvoir les maintenir facilement mais aussi de ne pas développer un site qui sera obsolète dans 9 mois…

Le Web Analytics peut vous aider les minimiser.

La refonte d’un site = enjeux technique, humain & temporel

Le Web Analytics peut vous aider à faire les meilleurs choix nécessaires à la conduite de ce projet de refonte. Examinons ensemble quelques-uns des chantiers auxquels vous serez confrontés.

Pour le graphisme : faites des tests multi-variables (aussi appelés tests MVT) ou de l’A/B testing sur le site actuellement en production (et donc non refondu) pour connaître les grandes lignes.

Un site uniquement en noir et blanc fait-il vendre plus qu’un site à dominante rose ?
(question très basique bien sûr)

Ainsi vous verrez tout de suite quelles directives vous pouvez prendre ou non avec vos graphistes pour développer les maquettes.

Pour les technologies : vous connaissez les technologies ou à minima les configurations techniques des navigateurs de vos internautes avant la refonte.

Il n’est pas question de développer un site qui ne leur permettra pas d’accéder à l’ensemble des fonctionnalités.

Si 30% de vos visiteurs navigue avec Chrome ou Safari, vérifiez bien que votre site s’affiche correctement sous ces navigateurs.

Pour le contenu : celui-ci est aussi souvent une inconnue lors d’une refonte.

Vous souhaitez pallier les lacunes du site actuel, mais sans perturber trop vos internautes non plus. Et en même temps il faut bien rajeunir ce site qui est un peu obsolète…

Là aussi les tests MVT ou l’A/B testing vont vous aider : que ce soit sur la mise en page, les textes d’accroche… ou encore le nombre maximal de bouton « Cliquez ici » que votre internaute supportera !

Ainsi vous savez que vous ne saturerez pas d’informations illisibles ou de manière agressive votre futur client dès la sortie du nouveau site.

Pour le processus de mise en ligne : regardez vos statistiques de fréquentation du site, cela vous aidera à choisir le moment opportun !

Surtout, passez par une étape de préproduction recettée qui vous assurera d’avoir des données propres le jour de la mise en ligne. Ainsi pas de mauvaises surprises de ce côté là !

CAPITALISEZ !

Vous ne ferez pas une refonte tous les mois, alors ce n’est pas pour avoir un site moins performant ni pour avoir moins d’information sur vos visiteurs que précédemment. Faites le bilan avec vos équipes de ce qu’il vous manquait pour mieux piloter la performance de votre site, afin de pouvoir le mettre en place avec cette refonte. C’est l’occasion rêvée !

Et si on changeait d’outil de Web Analytics ?

L’éternelle question en Web Analytics : est-ce que je change d’outil et pour lequel ? Si vous souhaitez changer, alors oui une refonte de site est encore une fois l’occasion rêvée. Cependant il faut prendre quelques précautions :

  • Choisir son outil en amont du projet : afin de connaître celui-ci lorsque vous spécifierez les contraintes de marquages, donc avant la phase de développements
  • Former vos utilisateurs en avance : afin qu’ils puissent s’en servir dès que le site sera en ligne et pas un mois après seulement

Si vous souhaitez changer d’outil mais que vous n’y avez pas pensé dès le début de votre projet ce n’est pas forcément un drame non plus. Il faut alors agir vite, et spécifier vos contraintes de marquage le plus rapidement possible, afin qu’elles soient prises en compte en même temps que la phase de développement si possible.

Si vous n’arrivez pas à être prêts sur ce plan à la sortie du site, mettez en place au moins un marquage basique avec votre ancien outil afin que les données de trafic remontent bien. Vous mettrez en place le marquage final la semaine qui suit par exemple !

Surtout si vous avez une question à propos de cet article, des indicateurs que votre outil ou que votre prestataire vous fournit,  n’hésitez pas, contactez nous ou laissez un message !

Forrester Wave Web Analytics 2009

— Article initialement publié au sein du site du Label Decisionnel

Cet article fait suite à la présentation du Forrester Wave que je vous avais faite durant le mois de mai concernant leur rapport sur les outils du Web Analytics.

Pour être honnête je n’ai pas acheté le rapport du Forrester (que vous pouvez vous procurer je vous le rappelle ici) mais j’ai basé mon étude principalement sur le rapport de Coremetrics (que vous pouvez télécharger en vous inscrivant gratuitement au lien suivant :  Coremetrics).

La conclusion du rapport

La voici :

Résultat de l’étude Forrester Wave Web Analytics en juillet 2009

Voilà c’est ce que la plupart des personnes non initiées retiendront jusqu’à la prochaine édition du rapport. Mais comme ce rapport a été publié fin juillet, vous avez sûrement eu la possibilité d’aller un peu plus loin dans la réflexion. Voilà ce que moi je retiens de ce rapport.

L’accent sur la qualité des données

Au sein des remarques faites avant le graphique, l’organisme insiste sur le fait que la qualité des données s’améliore au sein des outils de Web Analytics et que cela est une des préoccupations majeures des clients consommateurs de ces données. Le constat est assez simple sur ce point : il n’est pas possible de prendre des décisions sur des données inexactes ou faussées et c’est surement pour cela que les utilisateurs finaux réclament plus de qualité de données.

Je pense que dans peu de temps, une fois ce problème de qualité stabilisé, ils réclameront de la granularité, une possibilité de voir le détail des visites au plus fin, au jour, à l’heure… De pouvoir couper la donnée avec des données externes, sous différents angles de vues, tel un cube de données. Ce n’est qu’une histoire de temps.

Le libertinage des clients

J’ai envie de dire « Enfin !! » surtout dans un contexte français. Il faut bien spécifier que cette étude est américaine et donc ne concerne pas le marché français directement. Il faut donc modérer tout ce qui est écrit dans ce rapport avec les considérations françaises que nous connaissons.

Il est écrit « Overall, 91% of reference clients surveyed have worked with more than one Web analytics vendor in their careers ». Les clients testent un outil, s’y adaptent, et changent s’ils en ressentent le besoin. Aux éditeurs d’être le meilleur pour eux. Il n’y a pas d’outil idéal, on ne le répètera jamais assez. A vous, consommateur d’outil de trouver celui qui vous convient. Et souvent il est vrai cela passe par le fait de devoir en tester un ou deux pour comparer.

De plus, une des revendications les plus demandées est celle de pouvoir créer ses propres rapports, selon ses propres besoins. Le temps où l’utilisateur se contentait des rapports prédéfinis est révolu j’en ai bien peur.

Enquête concernant les critères d’importance à avoir pour un outil selon les utilisateurs

Analyse du résultat de l’étude

Lorsque nous regardons la répartition des outils sur le schéma récapitulatif, il est clair que qu’il y a deux groupes. Cela n’était pas aussi clair il y a deux ans si vous reprenez le résultat de l’étude menée par le Forrester en 2007.

Alors pourquoi ces deux groupes ?

Je pense que nous allons vers une homogénéité des outils qui se traduit du coup au niveau du graphique d’un regroupement au top de plusieurs éditeurs présents depuis un moment au sein du milieu du Web Analytics. Attention tout de même, qui dit homogénéité ne dit pas « tous identiques », je pense, et par là je n’engage réellement que moi, que les outils vont proposer dans le futur sensiblement les mêmes services avec des différences basées sur la qualité d’adaptation, l’accompagnement et la capacité d’innovation de l’éditeur. C’est sur ces points que se feront les différences.

Et ceux qui sont en bas alors ?

Pour moi cela ne veut pas dire qu’ils sont «nuls », loin de là. Yahoo ! Web Analytics est un outil relativement récent ce qui explique en grande partie je pense sa position plutôt basse. Il faut qu’il se lance complètement et fasse sa place dans un milieu déjà bien établi côté éditeur.

Pour AT Internet, la problématique est un peu différente, cet outil est anciennement l’outil gratuit Xiti et a donc changé un peu sa politique commerciale, ce qui l’a surement pénalisé sur ce plan.

Quand à Google Analytics, qui était déjà présent en 2007, au sein du rapport, il a évolué en tant que « Strong Performers » et a sûrement un bel avenir, mais il faut, à lui aussi, lui laisser le temps.

Résultat de l’étude Forrester Wave Web Analytics en 2007

Et ceux qui n’y sont plus ?

Et oui il y en a qui n’y sont plus dans ce classement alors qu’ils y étaient en 2007. Pourquoi me direz-vous ? La principale raison est le rachat (attention accrochez vous c’est un peu compliqué) :

Avril 2006 : WebSideStory rachète la société Visual Sciences, mais se fait ensuite appelé sous le nom Visual Sciences

–  25 Octobre 2007 : Omniture rachète la société Visual Sciences (pour environ 394 millions de dollars)

Du coup Visual Sciences est directement intégré dans les outils d’Omniture.

Quand à ClickTracks il n’avait pas été sélectionné pour participer à l’étude.

En espérant vous avoir aidé à y voir plus clair, n’hésitez pas si vous avez des questions !

Fanny Le Béguec

Le Web Analytics à la française en 2009 : enjeu, réalité ou peine perdue ?

— Article initialement publié au sein du site du Label Decisionnel

2009 est une année de crise on nous l’avait prédit.

Pourtant c’est aussi l’année où personnellement j’ai aussi choisi de m’investir énormement dans ce domaine du Web Analytics : et je ne suis sûrement pas la seul(e). Alors qu’en est-il ? Nous sommes à la mi-juin, l’heure de dresser un petit bilan…

L’activité en matière de Web Analytics

Une chose est sûre : en matière de marketing les entreprises (françaises ou même européennes) ont continué ou se sont mis à investir dans le domaine pour être sûre de rentabiliser leurs investissements. Eh oui, quand vous avez un budget restreint autant être certains que celui-ci soit bien placé. Du coup quelques sociétés, ou même entités juridiques ont réellement trouvé l’intérêt de contrôler leur taux de conversion, de surveiller de près la rentabilité des mots clés achetés,…

Deux grandes tendances (assez classiques) peuvent du coup s’observer d’un point de vue clientèle (j’entends par client toute personne, entité juridique, association, ou entreprise qui viendrait à utiliser un outil de Web Analytics) :

– certains ont découvert l’intérêt de cette discipline, et se lancent progressivement dans ce domaine (souhaitons leur bonne chance et surtout qu’ils n’hésitent pas à poser toutes leurs questions sur les différents blogs et autres sites cités dans les articles précédents)

– certains utilisaient déjà cette « science » et ont décidé d’approfondir encore leurs connaissances en la matière afin d’en tirer le maximum de bénéfices (à la fois financiers, mais aussi collaboratifs…), allant jusqu’à comparer les différents outils entre eux et (enfin) choisir un outil réellement adapter à leur besoin, selon leur budget…

 

La communauté française : un réel espoir

Ce qui est pour moi aussi plus que positif c’est l’ampleur que peut prendre la communauté du Web Analytics en France, notamment lors de rassemblement comme les Mercredi du Web Analytics (comme ce soir le 17 à Lille où environ 75 personnes sont déjà inscrites). Ces réunions où des gens se réunissent uniquement pour parler des difficultés et des réussites (car il y en a et de belles, croyez-moi) mais aussi pour se soutenir, se repasser les « trucs et astuces », réfléchir ensemble sur des problèmes actuels, sur l’avenir du domaine, …

2009 est donc aussi la réelle émergence des réunions communautaires sur le thème du Web Analytics en dehors de Paris, et en dehors du cadre formel de la présentation commerciale d’un éditeur. Je n’ai rien contre nos amis éditeurs, s’ils n’étaient pas là nous ne pourrions tout simplement pas travailler où en tout cas pas avec autant de liberté de choix, mais c’est justement cette liberté que je revendique. Il est bon de pouvoir avoir un esprit critique et ouvert sur chaque outil, et idéalement de pouvoir tester chaque outil dans les mêmes conditions (même si cela n’est faisable que dans le monde merveilleux de Candy).

Il y a peu de temps il a fallut que je justifie pour moi de l’intérêt de cette communauté et voilà comment je l’ai expliqué :

« Rencontrer des personnes du milieu, avoir leurs expériences, pouvoir débattre sur leurs difficultés, critiquer tels ou tels outils, ou manière de faire, se rencontrer et étrangement se remonter le moral sur le fait que nous ne sommes pas seuls à rencontrer les mêmes difficultés, et repartir tous avec de nouvelles idées, de nouveaux projets, mais surtout la foi et la certitude que ce domaine a un avenir certain. »

Voilà ce que c’est cette communauté des Mercredi du Web Analytics et si en juin 2008 on m’avait dit qu’un an après je serais à Lille avec encore plus de personnes grâce notamment à Nicolas Malo (dont vous pouvez voir son site ici), j’avoue très honnêtement que j’en aurais douté.

Mais il n’y a pas que la communauté, il y a un autre élément qui me fait dire que la crise ne touche pas complètement le Web Analytics est le recommencement de publication en français sur le Web Analytics (avec notamment Web Conversion de Thomas Faivre-Duboz et Rapahël Fétique aux éditions Dunod). Car s’il y avait bien le livre blanc de SQLi, celui-ci date maintenant de 2007.

 

Ce qui expliquerait que le Web Analytics s’en sorte bien

Il y a beaucoup de raisons. Déjà les grands experts vous diront que de toutes façons l’informatique n’est pas réellement le premier touché, mais le sera dans une deuxième ou troisième vague… C’est possible.

D’autres diront que le Web Analytics est trop lié au marketing pour être touché, qu’il a trop d’influence sur le placement des budgets pour être complètement supprimé du jour au lendemain… C’est sûrement vrai aussi.

Certains (que d’autres qualifieront d’ex-hippies) diront qu’en temps de crise les instincts communautaires reprennent toujours le dessus, et c’est ce qui explique l’effet de la communauté du Web Analytics. Ca doit jouer dans la balance en effet.

Alors il est certain que le domaine est voué à évoluer (et ce sera sûrement le sujet d’un autre article), mais que celui-ci existe, demeure et prend de l’ampleur. Cela est certain. Et parfois même il m’arrive de rêver de plagier une dame politicienne de son état, et de voir ce mouvement se lever et crier « CO-MMU-NAU-TE… CO-MMU-NAU-TE »  !!

Allez à ce soir pour une partie d’entre vous !

Fanny Le Béguec

 

Le Forrester Web Analytics Wave

— Article initialement publié au sein du site du Label Decisionnel

Le Forrester Web Analytics Wave a publié à la fin du mois dernier la liste des 8 outils sélectionnés pour être étudiés et classés selon leurs 127 critères (et oui c’est précis chez Forrester) !!

Alors commençons par le début:

C’est quoi le Forrester Wave ? 

C’est un organisme d’évaluation et de sélection de solutions logicielles ou de services dans divers domaines technologiques. Plus précisément, c’est le pôle intitulé « Wave » du Forrester qui vise à mettre à disposition des rapports détaillés et complets pour toutes personnes voulant (et pouvant) les achetés. Vous pouvez voir la liste des futurs rapports à paraître et des rapports déjà parus sur leur site.

Et alors qui a été selectionné pour le rapport sur les outils du Web Analytics ?

Alors les heureux nominés pour le rapport 2009 (que l’on attend pour Juillet) sont :

  • Omniture
  • Coremetrics
  • Webtrends
  • Unica
  • Nedstat
  • Xiti
  • Google
  • Yahoo

Maintenant que l’on connaît les acteurs principaux voyons le contexte.

C’est quoi le rapport Forrester Web Analytics ? 

Ce rapport évalue les outils sur 127 critères différents. Cependant il est difficile de les connaître tous dans le détail : en effet si le Forester dit bien que ses critères se basent sur le support client, la personnalisation de l’interface… Il est difficile de savoir en détail les indicateurs et comment ceux-ci sont évalués. Mais cela garanti aussi que les éditeurs ne vont pas travailler uniquement sur les points leur permettant d’accéder au classement. Car, oui, seuls les 8 meilleurs outils accèdent au classement. Et c’est même un peu plus compliqué que cela, car seul les 8 meilleurs obtiendront le droit d’être évalués en finesse et donc d’être classés entre eux.

Il existe aujourd’hui sur le marché des outils du Web Analytics au moins une dizaine d’outil payant et au moins une vingtaine d’outils gratuits. Le Forrester ne va en sélectionner que 8 parmi tous ces outils pour les étudier de manière plus approfondie et les classer entre eux. Mais les critères de préselection de ces quelques outils ne sont aujourd’hui pas connus.

Mais comment interpréter ce classement ?

Celui-ci ne doit pas être pris pour argent comptant : il n’est que la moyenne des différents indicateurs étudiés, sur 127 cela laisse une marge d’erreur. Typiquement nous pourrions dire que les outils présentés ici sont globalement bons.  Ainsi on sait tous que Google Analytics pèche sur le support client mais il est dans le classement.  Alors deux possibilités : soit les concurrents qui ne sont pas dans le classement sont vraiment mauvais (ce dont on peut quand même douter) soit Google Analytics a de bonnes fonctionnalités, ce qui peut s’avérer tout à fait vrai, il n’y a qu’à voir le nombre de personne l’utilisant aujourd’hui (et ce pas uniquement pour le fait que cela soit gratuit).

De plus il est possible qu’un système de pondération entre les différents critères existe afin de donner l’équation finale permettant de connaître le classement entre les outils. Ce classement se fait d’ailleurs sur trois critères : la stratégie de l’éditeur (en abscisse), l’outil (en ordonnée) et la force du produit sur le marché (cercle blanc entourant le point représentant l’outil sur le graphique).

Comment est perçu ce classement ?

Son dernier classement date de 2007, et celui-ci était donc devenu totalement obsolète (le paysage des outils du domaine du Web Analytics a beaucoup changé depuis, avec quelques rachats, et donc des disparitions mais aussi l’apparition de nouveaux outils).

Beaucoup d’avis sur  ce classement ont alors été émis : jugé souvent trop partial parce que les critères sont obscures ou tout simplement parce certains n’y voit pas leur outil, celui-ci représente je le répète les outils qui sont globalement « bons » dans ce domaine. De plus il ne vous dira jamais quel est l’outil le plus performant selon  vos besoins et votre budget. Cependant vous pouvez acheter l’étude complète datant de 2007 pour $1999 encore disponible sur le site du Forrester.

Voilà en espérant que cet article vous aura aidé à comprendre l’enjeu de ce classement, ses buts et une partie de ses critiques, et surtout que maintenant vous saurez mieux comprendre ce fameux graphique du Forrester Wave concernant le Web Analytics.

Fanny Le Béguec

Talend et Web Analytics

— Article initialement publié au sein du site du Label Decisionnel

L’actualité en direct et le plus rapidement possible c’est sur le Label Décisionnel !!
Ysance vous avait dit il y a un an presque déjà que le Web Analytics et l’informatique Décisionnelle avait un lien, Smile le confirme aujourd’hui en développant un composant Talend permettant d’obtenir les données de Google Analytics.
Voilà comme les lecteurs habitués du label le savent, Talend est un outil ETL dit OpenSource, donc d’extraction, de transformation et de chargement des données au sein d’une autre base de données.
Google Analytics est en revanche un outil très populaire d’étude de trafic de site Internet.Smile nous livre donc un composant (dont tous les détails se trouvent ici) qui a été développé par Edouard Guérin, et même si je n’ai pas eu le temps de le tester pour le moment, je lui fais une entière confiance sur ce composant.Alors en cette  veille de week-end semi-prolongé : tous à vos Google Analytics et Talend et n’hésitez  pas à poster vos commentaires !!

Fanny Le Béguec